KOLLECTIVMODE | Kulture Klub Karrément Kollectif

mail nouvelles 12-2013-01

Visuel couv noisette« Parce que la noisette est un café comme les autres… »

 

Un conte moderne de Jacques 2 Chabannes

Format 10×21 cm
20 pages sur 110 g
Couverture sur Iris Vivaldi 240 g
+ Mini-pince fantaisie
Prix : 7,50€

 

(extraits)

« Non, non. Moi, non. Ça me fait penser comme à une noisette, moi… ».

Louise (la mère, livre de « Contes » ouvert en ses mains) :
« Tu recommences, Adrien, c’est bien ça ? Toujours au même moment de l’histoire… Tu le sais bien, pourtant, que ça parle d’un… ».

Adrien (allongé sous sa couette, dans sa chambre, attentif) :
« Je sais, maman Louise, oui… je sais bien c’que c’est dont on parle : l’histoire, et… tout ça. Je parle de la couleur, moi. Même si j’aime bien les zanimos… ».

Maman Louise (souriante, mais ferme) :
« Je sais. Je le sais. Mais tu m’arrêtes toujours au même moment pour parler de la même chose. Et moi, il faut que je recommence l’histoire, que je reprenne tout depuis le début. À chaque fois… ».

Adrien (méfiant) :
« Ha bon ? C’est combien, dis, à chaque fois… C’est nombreux ? ».

Maman Louise (visiblement attendrie par la candeur de la réponse) :
« Beaucoup ! On dit : « C’est beaucoup ? », Adrien. « Nombreux », c’est pour compter. C’est très différent… Comme quand on dénombre, enfin, on compte, les… les… ».

Adrien (il lève le doigt, avant de lancer) :
« Les grains de café, par exemple ? ».

Maman Louise :
« Oui, par exemple. Mais, dis-moi, pourquoi des grains de café ? ».

Adrien (il hausse les épaules) :
« Parce que j’aime bien la couleur, moi… ».

 

2)

Adrien (ferme, affirmatif) :
« Je te dis que je VOIS des écureuils passer, sauter dans l’herbe ; courir tout le temps avec leurs noisettes dans leurs bouches pour les cach… ».

Maman Louise (elle souffle, apparemment soulagée) :
« Comme dans l’histoire, oui, je sais. C’est ta préférée,  pas… vrai ? ».

Adrien :
« Non, non et NON ! Comme dans l’émission, à la télé. C’est lui, le vrai. Le vrai écureuil : lui qui m’fait rire… celui qui fait l’fou avec son amoureuse aux grands yeux. Celui de la télé. Lui ! Y’m’fait bien marrer… ».

Maman Louise (surprise) :
« Qu’est-ce que tu me racontes, Addy ? C’est pas « ça », la véritable histoire, en fait, c’est le… ».

Adrien (il se redresse et la pointe du doigt) :
« Si, c’est la vraie ! La vraie, la vraie, la vraie ! C’est celle-là qui m’plaît. Pas l’aut’. Elle me plaît pas du tout, elle… Elle fait pas « vraie », la tienne… ».

Visuel couv diapason« Parce que le Diapason sonne toujours deux fois ! »

 

Un conte moderne de Jacques 2 Chabannes

Format 10×21 cm
20 pages sur 110 g
Couverture sur Iris Vivaldi 240 g
+ Mini-pince fantaisie
Prix : 7,50€

 

(extraits)

« Qu’est-ce qu’il pouvait bien foutre sur ce lit ? Poignets et chevilles liés d’une simple cordelette fluo de bazar mal serrée, attifé de la plus ridicule des façons (un string léopard et un « marcel » bien trop « slim », le tout augmenté d’un « col romain » de prêtre et d’une perruque afro) attendant juste qu’elle daigne se pointer, se planter devant lui et s’y faire reluire lentement à sa main sans cesser de le reluquer… ».

« Malheureusement, « madame » commençant à se lasser légitimement de leurs multiples entrelacs, il avait fallu exporter le tout jusqu’au « rayon » fantasmes. Une simple histoire de pulsion et de corps un tant soit peu à l’unisson, qui avait finalement basculé à la « série », à la morne saga, à partir du brinqueballant et innovant : Déborah troussée d’envie postée en équilibre sur la lunette dans les toilettes du TGV ! Un exploit en soi (difficile d’y pisser proprement sans dévier ou inonder, généralement, alors, de là à y baiser !). Une petite production sans prétention, sponsorisée par la SNCF et ses multiples vibrations, qui n’avait fait que leur montrer LA future voie à suivre… ».

« Leur escapade à Malte, c’était tout de même autre chose ; ça sortait de l’ordinaire, pour le moins. Cette fois-là, au printemps 2003, sur cette toute petite plage déserte, il avait dû creuser longuement, profondément, pour finir par se glisser entièrement dans le sable, sa tête, juste, émergeant à la surface.

Tandis qu’elle l’insultait et frappait sec ses bottes cirées  de sa courte badine de cuir – hurlant comme un officier japonais tout au bord de l’invasion de la Chine – Simon se bornait juste à éviter de se remplir le cristallin de sable gris, maudissant, d’un même élan : Bowie, Sakamoto et Oshima (à l’origine, bien malgré eux, de cette brûlante adaptation sadomaso)… ».

Visuel couv-meumeubleDeux contes modernes de Jacques 2 Chabannes

Format 10×21 cm
24 pages sur 110 g
Couverture sur Iris Vivaldi 240 g
+ Mini-pince fantaisie
Prix : 7,50€

 

Dur De La Feuille !
« Parce que la Femme est un voisin comme les autres… ».

 

(extraits)

La Ciotat (Bouches-du-Rhône), samedi 8 mars 2010 :

« Alors qu’il « médite » encore sur le contenu de la page Sports de La Provence, posé face à un petit café amplement « arrosé », Jean-Paul Martin se sent comme soufflé par le contenu de LA nouvelle du jour affiché en « Une ». Un petit article, gentiment troussé, lui apprenant tout de go qu’il existerait bel et bien une Journée de la Femme. Une incongruité déjà bien entamée depuis l’aube, mais néanmoins toujours légalement accessible jusqu’à minuit la fatidique. Une révélation qui lui fige le palpitant, lui retourne foie et tripes, le cloue profond sur place, palais asséché d’autant… ».

« Une bonne heure plus tard, après moult tergiversations, interrogations légitimes et demandes enfiévrées auprès de la gent commerçante de plein air, le voici revenu en ses murs, sûr de lui et de son choix. Il possède désormais de quoi leur préparer à tous deux un véritable repas de « fête », nanti, en outre, d’un beau canard VIVANT ! (tremblant de toutes ses plumes et remuant sans cesse du bec). Un palmipède bien gras du magret et promis aux affres de la rôtissoire maison qui gigote et se plaint, qui donne de la voix à pleins poumons : tentant ainsi d’alerter le vaste monde sur la tristesse de sa condition d’otage alimentaire, sur son devenir cutané, rissolé et craquant.

« Il est près de 14 heures, le temps presse ! » (déclame alors à haute voix, notre « born again cuisinier », plus que ravi : quasi impatient de pouvoir enfin en venir aux mains avec les divers ustensiles ménagers prévus à cet effet) … ».

« Équipé d’une hache de belle taille et d’une « feuille » de boucher, notre homme se tient fermement campé sur ses jambes, se préparant à trancher net le cou gracile de l’animal sans défense, qui, avisant l’œil décidé du bipède bientôt meurtrier qui lui fait face, se met aussitôt à pédaler des « papattes » sans faiblir. C’est à ce moment très précis, que quelque chose d’étrange, de surprenant, d’inattendu du quotidien, s’en vient perturber la logique implacable de ce rapport de force séculaire. Quelque chose qui heurte de plein fouet notre bourreau, jusqu’à… ».

 

 

 

 

 

La Fête à Meu-meuble!
« Parce que le voisin en fête n’est pas une femme comme les autres… ».

 

(extraits)

Réveillé, dès l’aube, par une suite d’éclats de voix aigus nantis d’un doigt malveillant littéralement scotché à la sonnette de son petit appartement, Mathieu se contenta de lancer en réaction, le très sonore et décisif : « Laissez-moi dormir, putain… » ; ce qui eut pour effet de calmer sur le champ les ardeurs assaillantes. Deux bonnes heures, plus loin, alors qu’il croisait mollement au large de sa salle de bains, cheveux en friche, sourcils soucieux, noirceurs au poing, il avisa enfin le petit papier froissé apparemment glissé sous la porte à son intention :

« C’est aujourd’hui qu’a lieu l’opération Immeubles en Fête. Le quartier et l’immeuble ayant finalement décidé de participer à l’événement, vous êtes convié à un petit apéritif improvisé. Une soirée « buffet-banquet » qui se tiendra dans la cour intérieure du bâtiment C à partir de 19 heures. Vous êtes le bienvenu, ainsi qu’une boisson ou un petit quelque chose à grignoter ! »

C’était signé : « Les copropriétaires et locataires des Floralies ».

« … Avec 10 ou 12 années de moins, elle serait plutôt pas mal, la rousse du « B » : celle du rez-de-chaussée aux tenues toujours « limites », osées, minimalistes. Elle était en tout cas toujours bien foutue, c’était plus que visible, résolument affiché, quasi offert ; pourquoi pas plus tard, en fin de soirée, s’il n’y avait rien d’autre à chasser, isoler, puis se coller sous le marcel au moment du retour à la casa ! Autre point positif, elle n’avait pas l’air d’être « contre », la gourgandine, bien au contraire, vu la façon dont elle ne cessait de le coller depuis son arrivée : faisant en permanence jouer et décroiser ses cuisses et genoux, nantie d’un seul mot d’ordre apparent : « C’est peut-être bien là que se situait l’origine du monde, mais cela n’en reste pas moins TOUJOURS d’actualité ! ».

 

« … Se surprenant à rêvasser au son de l’ambitieux Mezzanine de Massive Attack, en surfant doucettement sur la voix unique d’Horace Andy, il se préparait à se laisser happer lentement par Morphée, lorsque la sonnette d’entrée le tira quasi instantanément hors de son paddock rassérénant.

Bonne nouvelle, ça n’était jamais que Raymond – le retraité du dessus vaguement bossu, mais vivace – qui s’en venait lui rappeler, au nom de leur toute nouvelle amitié, qu’il n’était « pas encore tout à fait sourd ! », et que, par conséquent, Mathieu ferait bien de baisser le volume de sa chaîne au plus vite. Une démarche « amicale ! » (bien entendu) porteuse d’une demande impérieuse, bientôt suivie d’un commentaire bien gras de trivialité concernant la bouche pulpeuse de Violette et son passé présupposé d’avaleuse de sabres… ».

Visuel livret Green River-12« Parce que l’électricité reste à la surface de tout corps…  conducteur ! ».

Une nouvelle de Jacques 2 Chabannes
librement adaptée de la chanson Green River de Elliott Murphy

Format 14,5×32,5 cm
28 pages sur 110 g
Couverture sur Iris Vivaldi 240 g
+ Mini-pince fantaisie
Série limitée à 100 exemplaires numérotés et montés à la main
+ CD bonus offert
Prix : 12 €

 

(extraits) 

« Humide et bouillonnant, j’étais – trop, parfois, on me l’aura souvent reproché ! Il paraîtrait même que c’est ce qui m’aura conduit ici, c’est ma foi vrai, rien à redire sur CE sujet – sec et brûlé, je finirai. De brindille à poussière en un éclair domestique distillé. C’est comme ça. C’est un fait. Avéré et jugé. Emballé et pesé sous cendres. Emprisonné.

D’un autre côté, j’aurai toujours plus ou moins vécu au jour le jour. Sans plan prédéfini ou auspices fouillés. Sans plan de carrière ou retraite. Non. Sans rien. Sans envisager autre chose que le lendemain ou le début de la semaine suivante, au mieux, et encore, lorsque j’avais calé un « truc » quelconque à une date très précise ; un rendez-vous incontournable que l’on ne pouvait, ni changer, ni avancer. Reculer, moi ? Jamais. Alors, bon, pour une fois que je connais mon avenir (trop) proche, pourquoi ne pas me détendre et tâcher de profiter un peu de cette vie autrefois « chaotique et singulière »… ».

« … Il semble alors « touché » et se tient coi, dans un silence gêné, empreint d’une retenue toute relative, quasi coupable des faits qui ne lui sont pas signifiés (« quand son front bas et lourd, pèse comme un couvercle… »). Lors, il ne tarde pourtant pas à digérer, puis répliquer de naïveté :

« C’est pourtant beau, une araignée… non ? Et puis, ces grandes toiles qu’elles bâtissent… c’est incroyable, non ? La nature est bien faite… Vous n’trouvez pas ? »

Moi (d’une voix atone, comme dans un souffle) :

« Vrai ! Je les aime bien, aussi. D’ailleurs, tiens, l’autre matin, j’en ai écrasé une en posant le pied GAUCHE sur le sol, dès le réveil. Sans le faire exprès, je le jure… votre honneur ! J’avais juste mal dormi et les yeux encore tout collés. Promis, je ne leur veux aucun mal, en général, à « elles« … »

Le Kiné (il enchaîne aussi sec, mais déglutit pourtant à grand bruit) :

« … Heureusement ! Elles ne feraient pas de mal à une mouche ! (Rire nerveux)… Elles les préfèrent en bonne santé, d’ailleurs, les mouches… Avant de les manger ! »

(Je réplique illico de sécheresse) :

« Comme nous, quoi ! C’est bien pour ça que vous êtes là, vous… Les « médicaux« … Vrai ? » (C’est laid, mais, j’ai pas su résister…) ».

« Tout aura en quelque sorte commencé par une chanson. Non, un riff, plutôt. Celui du John Fogerty de Creedence (Clearwater Revival) sur l’immortelle Green River. Une ligne mélodique brillante, une rythmique sur caisse claire qui pousse au cul et emporte tout à sa suite – tel un torrent un rien énervé qui a choisi de botter définitivement le cul aux poissons-chats qui le mordent et l’empêchent de (se la) couler paisible – une guitare qui cisaille de la corde en mode moulinets (de près ?) et des paroles pour donner vie à l’ensemble ; même si je ne leur ai prêté aucune attention, au début. Ce monument-là, extrait du « superextraépastrouillant » Green River (sorti en 1969) je l’aurai usé en boucle, sans merci, ni relâche. Une merveille contenant, outre ma « chérie d’amour à moi », des trucs à grimper au rideau de ma chambrette en beuglant que la vie est « belle » et l’existence « unique », nommés : Bad Moon Rising, Lodi, Wrote a Song for everyone, ou… Sinister Purpose ! ».

« En parlant de « but sinistre », ils font tout ce qui est en leur pouvoir afin de m’empêcher de me suicider, alors qu’ils ont d’ores et déjà prévu de m’éliminer. Et c’est moi dont on se méfie ou que l’on regarde de travers. Que l’on isole, aussi. Pire, encore, on se doit de trouver tout cela normal, moral. Quelle vaste connerie, que tout ceci, non ? C’est une question d’ego, et non de morale chrétienne… ».

« … On m’a souvent demandé ce que « ça » faisait, d’habiter avec quelqu’un qui n’est pas originaire du même continent, qui ne maîtrise pas votre langue à fond. Je n’en sais rien, à vrai dire. Même en faisant des efforts, c’est toujours dur, voire impossible, de rattraper une vie entière en quelques jours, semaines, mois ou années d’apprentissage sauvage (mais domestique). Peut-être, que, si nous étions restés plus longtemps ensemble, ou que j’avais fait plus d’efforts dans la sienne, cette langue difficile, pleine de pièges et changements quasi incompréhensibles, peut-être qu’alors, non, je n’en sais rien. C’est en tout cas très excitant, au début. Charmant, même. Et puis, même si certaines choses sont… étaient… parfois difficiles à faire passer – niveau humour et habitudes de vie, notamment – on compense aisément avec d’autres façons d’être, de se comporter ; celle de pouvoir se retrouver sur un tout nouvel « espace » vierge bâti à deux comme un pont jeté au-dessus de nos propres expériences, racines et cultures, par exemple. C’était bien, « ça ». « Ça » nous appartenait entièrement, vu que nous l’avions fondé à deux. C’était comme se balader sur une nouvelle terre oubliée, récemment découverte, ou bien diriger un État indépendant dont nous nous devions d’écrire la charte, l’histoire, les us et coutumes, le devenir… ».

« Ce tatouage, mal fait – vraisemblablement dessiné d’une main tremblante au cours d’une nuit agitée et alcoolisée perdue à Saigon avant de remonter au front, n’avait qu’un but unique : « montrer à ces putains de « Charlie » que je venais en paix. Je pensais qu’en les voyant en face de moi, je n’aurais qu’à jeter mes armes à terre puis ouvrir grand les pans de ma chemise, pour qu’ils me tombent dans les bras en voyant le signe « Peace and Love » mis à nu, tatoué sur ma poitrine, et, que… Si tout le monde le faisait, ça mettrait fin à la guerre ! Tu vois un peu comme j’étais con, hein ? J’avais passé trop de temps à écouter de la musique, à me gaver de drogue, de concerts au Fillmore de Bill Graham ; à lire les écrits de Ginsberg et Kerouac, aussi… Putain de Beat Génération et contre-culture ! N’empêche, que, ça a failli marcher une fois, ouaip ! Mais ce con de sergent a lâché une rafale et tué net le « Viet » qui avait laissé tomber son arme et qui s’approchait de moi en écartant les bras, lui aussi… Quel con, ce Joe Roberts, putain ! ».

 

CD « Green River »

J2C : Chant / Toutes Guitares / Percussions Pédestres / Bruits de Bouche / Arrangements / Coproduction / Buté de la Vision Finale…

Lof : Psychedelic GuitarWah-Wah sur refrains / Trouille Verte du « débutant » / Extrême Motivation…

Muriel : Chœurs « Soul » (et âme au diapason).

Yvi Slan : (Même Chose que Redemption).

François Fanelli (Sonics Mastering) : Superbe Mastering.

« Oyez, oyez, braves gens affairés et Internautes pressés ! »

Kollectiv’Mode Éditions se fend aujourd’hui d’un court communiqué, ceci afin d’annoncer la sortie, le dimanche 20 Octobre 2013, du tout premier opus issu de la Collection « See Me, Hear Me ! ».

Une collection comprenant, une nouvelle adaptée ou écrite en « miroir » à une chanson, puis augmentée d’une « version » inédite – par l’auteur ! – de la chanson en question ; une « version » collant résolument aux basques de ses écrits, et non de la chanson originale.

Première Nouvelle de la série : « Un Fils À La Patte ! (Il Était Une Fois…) » : librement adaptée de la chanson Redemption’s Son de Joseph Arthur (songwriter Américain ô combien talentueux et source d’inspiration, à nulle autre pareille…) que nous remercions, céans, pour l’ensemble de son œuvre musicale et picturale, atypique, puissante et riche…

Une sortie originale, une association « littérature + musique » risquée, à déguster sans retenue aucune…

 

 

Visuel livret redemptionUn fils à la patte !
Il était une fois…

Une nouvelle de Jacques 2 Chabannes
Librement adaptée de la chanson Redemption’s Son de Joseph Arthur

Format 14,5×32,5 cm
28 pages sur 110 g
Couverture sur Iris Vivaldi 240 g
+ Mini-pince fantaisie
Série limitée à 100 exemplaires numérotés et montés à la main
+ CD bonus offert
Prix : 12 €

 

(extraits) 

« 11 septembre 2001 : J’en ai rien à foutre, de leurs « Twin » qui tombent de haut. De toute façon, je ne serais jamais monté tout là-haut. C’était trop haut. Beaucoup, trop haut. Ça sert à quoi de monter aussi haut ? À rien, bien sûr. Ils les reconstruiront sûrement un jour, leurs putains de tours, en plus. C’est sûr qu’ils ont toujours eu la folie des grandeurs, ces cons-là. Et puis, ils se croient tellement forts, en fait, tellement au-dessus des autres, surtout à… New York ! ».

« 11 septembre 2002 : C’est cette fameuse date, qui m’aura poussé à m’y remettre. LE jour où les petits et les faibles se fendent la gueule bruyamment. Le jour de la revanche. Le jour où nous existons ENFIN, tandis qu’ils rasent les murs de trouille rétrospective, « eux ». MON jour à moi, quoi… ».

« … Cette fille empâtée et un rien gourde, qui passait son temps, lors des fêtes qu’elle organisait, à essayer de retrouver les bonbons en sachets et sucreries qu’elle cachait au préalable en divers coins et recoins de son appart’ situé au CINQUIÈME, avec ascenseur ! Ayant pris pour habitude de boire et « fumer », trop, plus que de raison, elle finissait immanquablement par avaler tout ce qui traînait en fin de soirée. Du « sucré », de préférence. Sachant que cette détraquée ne pouvait se poser sur le trône, qu’entièrement NUE, loquet ouvert (bien sûr) vêtements sagement pliés à ses pieds, mais qu’elle se permettait néanmoins de critiquer les agissements des autres, y’avait de quoi se fendre la gueule sous cape, non ? Une manie inédite, qui lui avait par ailleurs procuré quelques mésaventures « salées », dont l’une devait encore tourner en boucle en un coin reculé du NET… »

« 14 octobre 2002 (mon anniversaire : même si je ne l’ai plus fêté, depuis… je ne sais plus exactement « quand ! ») :
Depuis, ce midi – heure à laquelle je me suis levé : fatigué, et surtout très « instable », comme me le disait souvent Patricia ! – je suis assis en face de mon poste à CD/K7 et écoute cette chanson que j’aime tant, en boucle. Celle qui m’aide à m’en sortir lorsque je suis bougon ou que je bous de partout en « interne » : There Is A Light That Never Goes Out ! Je ne sais pas pourquoi, mais je l’adore, celle-là. Je suis par ailleurs capable de l’écouter pendant des plombes, en boucle, sans rien faire d’autre que de la chanter en me trompant à chaque fois dans les paroles ; je dis toujours : « There is A NIGHT That Never Goes Out », en lieu et place de « Light ». C’est comme ça. Depuis la première fois. Rien à faire ! ».

« 14 octobre (2h du mat’) : il a fallu que je me lève. Je n’arrivais pas à me rendormir. C’est ce con de chat du second, qui m’a réveillé. Il n’est pas foutu de rentrer sans faire de bruit, ce soi-disant félin ; quand il ne faut pas en plus que je l’aide à passer au-dessus du vasistas pour accéder aux escaliers ; c’est à croire qu’il a peur de poser ses coussinets au-dessus du vide, de passer au travers et se vautrer lourdement quatre étages plus bas. Pourtant, il a bien dû remarquer que ça n’était jamais qu’une vitre ! Sans en connaître le nom ou le procédé de fabrication, il aura sans doute eu le temps de constater que c’est solide, une vitre. Surtout au bout de HUIT années ! Surtout celle-là, vu que je l’ai foutu un paquet de fois dessus pour tenter de le lui faire comprendre. Rien à faire, ce chat est con. Peut-être qu’il a le vertige, en fait, et pourquoi pas ? On aura connu des choses plus étranges, ici-bas… ».

 

Commentaires

« … Un rire épais, noir et gras, qui se répand illico sur le sol au risque de faire se ramasser en suivant le promeneur insouciant passé par là sans aucune intention de nuire… » (La Grande Librairie).
 
« Addictif et troublant. Une constante plongée en apnée en des eaux noires, froides et boueuses, qui ferait aisément passer le Commandant Cousteau pour un apprenti séminariste varois en string accro à la BO du Grand Bleu ! ». (Arts Magazine).
 
« LA rencontre furtive et improbable, entre un Jacques Maillot gay neurasthénique et le cousin de Flipper le Dauphin plongé de longue sous acide… Glaçant ! ». (L’œil).

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Une suite de six « Contes Modernes » écrits par Jacques 2 Chabannes et « habillés » par Lof – édités sur papier de qualité, en Série Limitée à 100 exemplaires numérotés à la main ! – qui s’affranchissent résolument des « canons » du genre et s’immergent sans retenue en les noirs tréfonds de notre humanité de proximité à nous (bien peu versée dans le partage, la prise en compte de l’« autre », et l’empathie…).

Attention !

Ceci est une mise en garde essentiellement adressée aux esprits cartésiens, aux pragmatiques zélés, aux défenseurs invétérés du « politiquement correct ».
Dans tout Conte Moderne, qui se respecte – à défaut de respecter la véracité des faits, l’authenticité des personnages, la datation au Carbone 14, ou la typicité du milieu naturel environnant… – sommeille un marchand ambulant toujours prêt à vous fourguer SA vision de la chose…

bande-Unique………………………………………………………….

Un conte moderne de Jacques 2 Chabannes

Format 10×21 cm
20 pages sur 110 g
Couverture sur Iris Vivaldi 240 g
+ Mini-pince fantaisie
Prix : 7,50€

 

« Parce que LE désir d’Euro ne se consomme pas en communauté… ».

 

(extraits)

La cafetière fume depuis peu sur un coin de bureau, sous le regard voilé d’une paire encore absente. Suspendue depuis de longues minutes aux borborygmes étranges et hoquets subits que celle-ci laisse échapper à intervalles irréguliers, une bouche soignée se laisse aller à bâiller avec délectation, tandis qu’en contrebas, une paire de fesses alanguie fouille aimablement l’épaisseur enveloppante du cuir familier (accueillant, souple, doux au toucher, flexible à l’envi). Soudain, fendant l’espace encore vierge de tout réel labeur, deux mains s’agrippent mollement à un journal, l’ouvrent sèchement, l’effeuillent d’autorité. Mais l’actualité se débat (elle) se libère, et surgit aussitôt en un unique élan… bien décidée à tout emporter à sa suite ! (…) 

Habituellement doux, affable, et courtois, quoique rude meneur d’hommes réputé « à poigne », il sent tout de go naître en lui une petite vague porteuse d’angoisses très, très, anciennes, quasi infantiles, irraisonnées, et lâche prise en suivant sans même prendre la peine de se mettre en garde en amont. Irrité, ulcéré par la petitesse des chiffres exposés tout du long des diverses estimations et bilans, il entre dans une colère noire, et… Le téléphone sans fil s’envole sans plus tarder en direction de l’imposant bureau de bois massif « équitable » – acheté à grands frais dans un magasin d’import export en partenariat avec l’Inde, le Pakistan, ou quelque chose d’approchant – le manque, et s’en va expirer contre la cafetière pleine, qui tente sans succès d’apprivoiser le vide, se renverse dans sa chute, puis se brise illico presto sur le sol immaculé du lieu. Avisant la veste de son beau costume de lin écru, désormais dévastée par la laide coulée de café bouillant, il en profite pour rappeler à tous que la mère de la cafetière était de petite vertu et bossait tard la nuit autour des rues noires et mal famées de l’Opéra de Marseille, en « free lance » (…)

bande-OM

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– Pan ! Dans l’Étrange Lucarne…
– Je Suis le Nouveau N°2 !

Un conte moderne de Jacques 2 Chabannes

Format 10×21 cm
20 pages sur 110 g
Couverture sur Iris Vivaldi 240 g
+ Mini-pince fantaisie
Prix : 7,50€

« Parce qu’il n’y a pas (qu’) un « Sud », mais bel et bien deux styles… »
(extraits)

« Lucarne »
Une petite historiette « locale » malicieusement attachée aux crampons (moulés) d’Antoine Maestracci : serveur au Bar des Sports des Arnavaux, mari fidèle, père aimant, grand supporter de l’OM devant l’éternel… 

LE mercredi soir en question, aux alentours des 20 h :

Après avoir patiemment et longuement lutté pied à pied avec l’antenne, notre Antoine s’installe enfin devant la petite télé portative bleue et blanche (tremblante de l’image). Bien calé contre la roche – un sandwich au poulet dans une main et dans l’autre, une bouteille de pastis DÉJÀ mélangé – il se restaure avec envie, goûte pleinement à ce dernier moment de calme en attendant le salvateur coup d’envoi arbitral donnant bientôt sur le triomphe tant attendu… 

Plus ne nous reste désormais qu’à tâcher de comprendre pourquoi le SAMU marseillais a finalement dû récupérer Antoine, quelque vingt-cinq mètres plus bas, le lendemain matin à 8 h 53 très précises ! (Heure locale)… 

« Monaco » 

Quelques semaines, auparavant, j’étais à Monaco. Une ville étrange, inédite, jurant dans le majestueux décor naturel alentour tel un énorme diamant brut juché sur une fine et blanche phalange manucurée à l’excès, qui m’a immédiatement rappelé le mythique Village carton-pâte de la série Le Prisonnier. La ville « haute », surtout. Des rues nettes, immaculées, quasi absentes de toute tension ou frénésie urbaine, sinuant mollement entre des constructions étranges,  d’architecture baroque et disparate ; le tout entouré de nombreuses caméras semblant coller aux basques de tout un chacun : touriste conquis, frontalier en goguette ou « local » costumé affairé. Des caméras postées partout, en fait. Partout, partout, PARTOUT ! 

Salle du Conseil du Palais de Monaco : 9 heures 02.

L’ambiance y est feutrée, retenue, les fenêtres et tapisseries,  séculaires, les intervenants, multiples, obséquieux, de qualité. Soudain, brisant l’atmosphère lénifiante du lieu, l’un d’eux se racle nerveusement le fond de gorge, puis se lance.

L’intervenant N°1 :

« Bonjour, Prince. Voilà, il se trouve qu’en mettant un peu d’ordre en vos nobles entrepôts, nous sommes tombés sur un volumineux stock de marbre, datant de feu le prince Rai… Votre père ! ».

Le Prince Albert (oscillant à peine du sourcil) :
« Ça fait beaucoup ? ».

L’intervenant N°1 (suant à grosses gouttes, désormais) :

« Ben… quelques menues tonnes ! Un bien beau stock, quoi, mais, un tantinet encombrant, en vérité. Et, pour tout vous dire… nous ne savons exactement qu’en faire… ».

(Le tout énoncé d’une voix plus assurée, cette fois, parce que ravi d’avoir ainsi pu réussir à capter l’attention du nouveau maître des lieux).

bande-Anes

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Un conte moderne de Jacques 2 Chabannes

Format 10×21 cm
20 pages sur 110 g
Couverture sur Iris Vivaldi 240 g
+ Mini-pince fantaisie
Prix : 7,50€

« Parce qu’il est parfois dangereux de prendre le train (de l’amour) en marche… ».
(extraits)

Au début, il ne l’avait pas remarquée.

Que dire d’autre ?

Il l’avait à peine vue entrer et n’avait pas senti de trouble particulier lors de son arrivée. Aujourd’hui, il n’arrivait plus à la rayer de son esprit, à envisager le monde sans son regard, sans son odeur unique, forte, prometteuse (…)

C’est beau, un train ! Ça s’annonce, sans crier gare. Ça avance, sans dévier, ployer ou tituber. Ça traverse l’horizon en un clin d’œil, sans forcer ou peiner ; il suffit alors d’un bref moment d’égarement, ou que l’on se retourne juste un tout petit instant pour répondre à un vague collègue, à une ânerie quelconque, et… Ça a disparu !

Il aimait tout des trains, tout : leurs lignes et couleurs, la solidité qui en émanait, cette étrange capacité qu’ils possédaient à pouvoir se suivre sans jamais se cogner ou se toucher ; le tout allié à cette étrange façon de glisser sans jamais paraître « fatiguer » (toujours « à fond », « faciles », jamais « brisés de douleur sous le joug ») apparemment soumis à cet unique mot d’ordre : disparaître de son champ de vision avant qu’il n’ait eu le temps de mieux les détailler (…)

 

Depuis qu’ils lui étaient apparus et avaient de facto envahi son quotidien, il rêvait de les rencontrer, de communiquer avec eux, avec l’un d’entre eux, au moins, de connaître tous leurs secrets. Où vivaient-ils? Où allaient-ils? D’où venaient-ils? Qui étaient leurs maîtres? Pourquoi étaient-ils toujours pressés? Que transportaient-ils, au juste? Des sacs? Des vieilles ferrailles? Des gravats hyper lourds? D’autres choses encore inconnues, pour l’heure : énigmatiques, étranges, précieuses et fascinantes?

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Kollectiv’mode

Kollectiv’mode est une association artistique atypique, fondée par des artistes pluridisciplinaires qui unissent leurs forces et savoir faire autour du processus de création puis de sa matérialisation (expositions, édition, montage d’évènements, production d’œuvres originales).